Ai-je pris un risque ?

Exemples de prises de risque (1, 2)

-Rapport sexuel (vaginal, rectal ou oral, avec ou sans éjaculation) sans préservatif.
-Rupture d’un préservatif au cours d’une relation sexuelle avec un/une partenaire séropositif ou ignorant son statut sérologique.

-Blessure accidentelle ou utilisation d’une aiguille souillée de sang ou qui a déjà servi à quelqu’un d’autre.
-Se faire tatouer ou percer la peau dans de mauvaises conditions.

Rapports sexuels non protégés (2)

Tous les rapports sexuels non protégés présentent potentiellement un risque, que ce soit entre personnes de sexes différents ou entre personnes du même sexe. Toutes les pratiques sont également à risque : la pénétration du vagin ou de l’anus, les rapports orogénitaux, les rapports oroanaux.

Exposition au sang et prévention

Un accident exposant au sang (AES) est défini comme tout contact accidentel avec du sang ou un liquide biologique potentiellement contaminant suite à une effraction cutanée (piqûre, coupure, égratignure) ou à une projection sur une muqueuse (bouche, oeil…) ou sur une peau lésée (plaie, lésions dermatologiques…).

Lors d’un AES, il existe un risque de transmission d’agents infectieux (bactéries, virus, parasites et champignons) véhiculés par le sang ou les liquides biologiques. Les virus de l’hépatite B, hépatite C et VIH peuvent se transmettre lors d’un AES.

 

Que faire en cas d’AES ?

Le VIH est rapidement inactivé par les désinfectants habituels à des concentrations courantes (eau de javel, alcool à 70°…). L’eau de javel à 12° chlorométriques diluée au 1/10 est un bon désinfectant pour les surfaces matérielles (inactive le VIH en 15 minutes). Pour les plaies et blessures, les antiseptiques efficaces sont l’alcool à 70° actif en 1 minute, la chlorhexidine à 1 ou 2 % rapidement active, la polyvidone iodée à 2,5 % en 15 minutes. Par contre, il est déconseillé d’utiliser de l’eau oxygénée car peu efficace (3).

En cas de prise de risque sexuelle et/ou sanguine, il faut réagir le plus rapidement possible (au mieux 4 heures après, ou dans les 48 heures qui suivent) (2). Rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche, ou dans un service d’infectiologie spécialisé VIH. Un médecin analysera la situation et le niveau de risque encouru, et vous mettra sous traitement d’urgence si nécessaire (1).

Vous trouverez également ci-dessous la conduite à tenir lors d’une effraction cutanée ou d’une plaie bénigne.

effraction-cutanee
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Si la prise de risque est plus ancienne, vous pouvez consulter un médecin ou bien aller dans un centre de dépistage. Vous ne pourrez savoir avec certitude si vous n’êtes pas infecté que 6 semaines après la prise de risque (2).

 

 

1) Ministère des Affaires sociales et de la santé. Comment le VIH se transmet-il? Comment éviter la transmission? Consulté en date du 28.07.2014 sur le site du santé du Ministère des Affaires sociales et de la santé : http://www.sante.gouv.fr/comment-le-vih-se-transmet-il-comment-eviter-latransmission.html

2) VIH : Parlons-en franchement !

3) Tubiana R., Lot F.et al. Prévention des risques d’exposition et prophylaxie postexposition. In : VIH 2007 Girard PM., Katlama C., Pialoux G. Rueil-Malmaison : Ed : Doin;2007 : p677-92.