Quels objectifs pour un traitement antirétroviral ?

Qu’est-ce qu’un traitement antirétroviral (1, 2) ?

A l’heure actuelle, aucun traitement ne permet d’éradiquer le VIH de l’organisme. Il existe cependant des traitements qui diminuent fortement la quantité de virus dans le sang. On parle de « traitements antirétroviraux ». Une personne qui commence un traitement doit le poursuivre toute sa vie.
Au fil du temps, grâce aux progrès scientifiques, les traitements sont devenus plus simples et plus efficaces. Le médecin discutera avec vous pour choisir le traitement le plus adaptés à vos besoins.

Les traitements antirétroviraux sont presque toujours prescrits en association, et le plus souvent en trithérapie, c’est-à-dire en combinaison de 3 molécules.

 

Objectifs du traitement antirétroviral

L’objectif principal d’un traitement antirétroviral est d’empêcher la progression vers le stade SIDA et le décès, tout en restaurant et préservant le système immunitaire(3).

Lorsque que l’on parle du système immunitaire, on fait allusion aux cellules immunitaires CD4. Les CD4 sont les cellules cibles principales du VIH, qui s’en sert pour se multiplier. Sans traitement antirétroviral, il finit par les détruire, provoquant le déficit immunitaire et le Sida. Leur taux s’exprime en «nombre par mm3 de sang ». La première action des traitements antirétroviraux est donc de reconstituer vos défenses immunitaires en restaurant et maintenant un nombre de cellules immunitaires CD4 supérieur à 500/mm3 (3).

Leur deuxième action est de bloquer la multiplication du virus. En effet, ils agissent pour diminuer le nombre de virus dans le sang jusqu’à le rendre indétectable. On parle de charge virale (CV), qui correspond à la quantité de particules virale dans un millilitre de sang, et permet d’évaluer l’efficacité du traitement antirétroviral. Ce dernier a pour but de diminuer la charge virale à moins de 50 copies/ml, au plus tard 6 mois après le début du traitement (3).

Au-delà de cet objectif d’efficacité virologique, d’autres critères sont pris en compte tels que la recherche de la meilleure tolérance possible (à court, moyen et long terme), l’amélioration ou la préservation de la qualité de vie et éventuellement la diminution du risque de transmission du VIH. Un risque de transmission ne peut cependant être exclu et des précautions doivent être prises afin de prévenir toute transmission (4).

Pour plus d’informations, reportez-vous à la rubrique « Comment me protéger ? »

 

 

 

1) Guide Vie Positive. Consulté en date du 05.10.2014 sur le site d’AIDES : http://www.aides.org/actu/vie-positive-le-guide-pour-les-personnes-porteuses-dune-hepatite-ou-du-vih-2020  

2) Sidaction. VIH, sida, comment en parler? 2013. Consulté en date du 05.10.2014 sur le site du Sidaction : https://www.sidaction.org/sites/default/files/guide-vihsida-comment-en-parler.pdf

3) Glossaire. Consulté en date du 28.07.2014 sur le site d’Act up : http://www.actupparis.org/IMG/pdf/glossaire-2009.pdf

4) Morlat Ph et al. Traitement antirétroviral de l’infection à VIH-1 chez l’adulte. In :   Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH. Recommandations du groupe d’experts. Paris : Ed. La documentation Française. Rapport 2013 ; p77